Dô, l’âme du gaboussi.

Publié le par Ampangarivo

         
Tanirazanay
est le titre de l’album, le premier, que Soundi dit Dô vient de sortir. Dô n’est pas tout à fait un inconnu dans le paysage musical mahorais. Depuis environ une vingtaine d’années, il tourne avec presque toutes les voix et tous les visages de la musique locale. Bassiste de talent, mais surtout « gaboussiste » devant l’éternel, il a en effet collaboré et joué avec les Bob Dahilou, Alpa Joe et autre Bouhoury, pour ne citer que ceux-là.


Les initiés se souviendront aussi de l’amitié de 30 ans et de la complicité fraternelle qui le liaient au feu Boura Mahiya. L’album posthume de ce dernier, carrefour Chirongui,  constitue en quelque sorte un hommage à cette époque insouciante où les mordus des rythmes traditionnels officiaient uniquement pour le plaisir de jouer et donner de la joie aux spectateurs.

 

Fort de l’expérience acquise en jouant les compositions de ses vieux potes, Dô a ressenti comme un tressaillement de création, il a eu envie un jour de jouer ses propres notes.

 

         A dire vrai, Dô a composé des morceaux originaux dès le début des années 80, au sein de Viva, un groupe maintenant disparu, originaire de Chirongui, son village natal. Viva animait en ces temps là les bals populaires et autres « maglobizine » comme on les appelait à l’époque.


 
touche un peu à tous les instruments de musique, mais se définit surtout comme un joueur de gaboussi, son instrument de prédilection. Pour les profanes, il s’agit d’une espèce de guitare artisanale à quatre cordes, instrument de base de la musique traditionnelle mahoraise.

 



       
a attrapé le virus du gaboussi dans sa jeunesse, en voyant un jour l’immense Langa jouer durant un « patrossi », manifestation spirituelle et mystique, dérivée du vaudou, durant laquelle les participants, essentiellement des femmes entrent en transe.

 

Langa lui aurait dit ce jour là, « pour apprendre à jouer, il faut jouer sans réfléchir. »  Depuis, Soundi vit par et pour le Gaboussi. Non seulement il demeure un des maîtres incontestables et incontestés de cet instrument, mais il est aussi un des rares et authentiques fabricants des vrais gaboussis traditionnels. Tous les « gaboussistes » confirmés du territoire passent commande chez Dô pour être sûrs de disposer d’un matériel de qualité.

 

         Tanirazanay signifie « terre de nos ancêtres » ou « la terre de nos racines ». L’album se présente comme un clin d’œil musical à un passé béni de par la richesse de ses rythmiques inspirées des séances de « rumbus » et de « patrossi ».

Le gaboussi constitue l’âme et la raison d’être de cet opus  sur-vitaminé. Au travers  des onze morceaux, Tanizanay parle de la condition humaine (Mahéry, Velogno), de la vie quotidienne (Sigarety, Riday haky zatru léo), les petits tracas (Amia rano),  les doutes, l’espoir, les joies (Tanirazanay), et l’amour (Tchinga, Olo misy ngoma).

 

Mariant au travers de mélodies audacieuses les notes exaltées du gaboussi avec les accords rassurants d’une guitare basse, Tanirazanay est avant tout une invitation à la danse, à l’envoûtement et à la transe.

 

Les airs ensorcelants ne quitteront plus votre esprit.  Tanirazanay est à consommer sans modération.

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D
<br /> enfin chirongui se reveye pour montré leurs talents cachés depuis ten d'année merci DO cet album representatif chircity en force bon courage pour la suite on te soutien ...... Mozer<br /> <br /> <br />
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